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Relaxez... Vous travaillerez mieux!

Vos heures de travail s'allongent, vos semaines aussi. Vous ne prenez plus de pauses. Pas le temps! Le lunch? Un sandwich avalé à la hâte à votre bureau ou dans le coin de l'entrepôt. Et le patron qui en exige toujours plus. De retour à la maison, c'est encore la course contre la montre. Vous voilà de plus en plus stressé. Vous dormez mal, vous mangez moins, vous perdez de l'intérêt dans votre travail. Vous êtes constamment anxieux, vos relations professionnelles et personnelles se détériorent. L'épuisement professionnel vous guette. Faut-il attendre d'en être rendu là pour réagir?

Le stress, on le sait, a de bons et de mauvais côtés. Beaucoup de travailleurs et travailleuses ont appris, souvent de dure manière, que si le stress au travail est souvent inévitable, il faut à tout prix l'évacuer, s'en libérer régulièrement. Sinon, on risque de ne plus pouvoir continuer.

Quelques entreprises canadiennes ont aussi appris qu'elles peuvent aider leur personnel à gérer le stress. Elles ont mis sur pied ce qu'elles appellent la journée anti-stress. Elles consacrent du temps à la lutte contre le stress chez leur personnel et valorisent les activités favorables à la détente. D'autres instaurent des pauses-santé consacrées à des exercices de détente. D'autres encore installent des salles d'exercice sur les lieux de travail ou paient l'abonnement de leurs employés à un centre de santé; elles leur permettent ainsi de se relaxer et de se tenir en forme. Ces entreprises se sont rendu compte qu'un employé stressé risque davantage de tomber malade ou d'avoir un rendement inférieur au travail, et elles réagissent, pour leur plus grand bien et celui de leurs employés. Productivité et stress exagéré ne vont pas de pair : elles l'ont compris.

Évacuer le stress, c'est prendre le temps de respirer profondément quand on se sent les nerfs à fleur de peau. C'est lever les yeux de son écran d'ordinateur, se lever debout et s'étirer à toutes les heures au moins. C'est marcher dehors à l'heure du lunch. Rire avec des collègues. Faire de l'exercice régulièrement en dehors des heures de travail. Pratiquer quelques mouvements de yoga ou de tai-chi au milieu de la journée. Se permettre des activités pour soi seulement, pour le plaisir, de temps à autre. C'est prendre un bon bain à la lueur d'une chandelle quand les enfants sont au lit. Chacun ses recettes, du moment qu'on en a.

Pour les femmes comme pour les hommes, la double tâche qu'impose le rôle de parent au travail laisse souvent peu de temps pour respirer et recharger ses batteries. La concurrence sur le marché de l'emploi pousse les employés, beaucoup de jeunes ambitieux entre autres, à consacrer plus d'énergie qu'ils ne le peuvent à leur travail. Des gens qui occupent des postes de responsabilité en prennent trop sur leurs épaules. Et ils se brûlent.

Regardez un peu autour de vous. Parmi les gens que vous connaissez, quels sont ceux qui ont réussi à traverser sains et saufs plusieurs décennies de travail stressant? Demandez-leur leur secret de longévité. Il y a de bonnes chances qu'ils vous parleront de passe-temps, de sport, d'une bonne hygiène de vie, de leur capacité de se couper de leur préoccupations professionnelles lorsqu'ils passent la porte de leur lieu de travail. Sûr, ils ont leur recette. Sinon, ils n'auraient pas tenu le coup.

Dans nos civilisations axées sur la productivité et le rendement, on a trop valorisé dans les dernières décennies, le travailleur dévoué, toujours là, qui s'oublie pour l'entreprise. Mais certaines grandes entreprises qui ont joué ce jeu, qui brûlaient leurs employés en cinq ans, ont repensé leur façon de faire. Se retrouver avec un roulement de personnel trop rapide leur a fait perdre des plumes et elles s'en repentent.

Valoriser la saine détente et le rire au travail, cela fait partie de la sécurité et de la santé au travail, même si cela ne fait pas partie des règlements officiels. La prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles passe aussi par les efforts consacrés à maintenir la santé psychologique des employés. L'acceptation de l'épuisement professionnel comme maladie indemnisable par les commissions des accidents de travail en a fait réfléchir plus d'un. L'idée se répand, mais il faut lui aider à s'étendre davantage.

Du 6 au 12 mai 2001, le Canada participe à la quatrième Semaine nord-américaine de la sécurité et de la santé au travail. Cette année, les États-Unis, le Mexique et le Canada organiseront en même temps des activités pour promouvoir la sécurité et la santé au travail. C'est un gros effort de trois pays très liés sur le plan économique pour aider leurs employeurs et leurs employés à penser et à agir afin d'éviter les accidents du travail et les maladies professionnelles. Voilà une bonne occasion de se renseigner, entre autres, sur la façon de prévenir l'accumulation de stress au travail.

Au Canada, le Programme du travail de Développement des ressources humaines Canada (DRHC) est chargé de promouvoir la Semaine. Pour ce faire, il s'est associé à ses principaux partenaires en sécurité et en santé au travail, la Société canadienne de la sécurité et de la santé au travail (SCSST) et le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST).


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